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Ma sélection

Lot 27 - Hussein Shariffe (1934-2005, Soudan) Sans titre, vers 1990 Acrylique sur toile 99,5 [...]

Estimation : 14 000 € / 18 000 €

Hussein Shariffe (1934-2005, Soudan)
Sans titre, vers 1990
Acrylique sur toile
99,5 × 90,5 cm
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Provenance
Acquis directement auprès de la succession
de l'artiste par le propriétaire actuel
Collection privée, Royaume-Uni
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Fleurs du Nil : Maîtres du Soudan et de l’Egypte
Des jaunes pour mettre en valeur le noir du cortège funèbre !
De vives éclaboussures d'orange, de vert pomme et de rouge.
Il s'est assis au milieu,
Arborant les vêtements de derviche qu'il aimait porter lors les occasions informelles,
Riant de lui-même, ou avec lui-même,
Ou de mes propres tentatives maladroites de peindre un portrait de lui,
Un portrait de l'artiste en tant que jeune rebelle,
Un vieux sage, un poète fringant amoureux de l'art,
Un exilé tragique pleurant sa patrie emprisonnée,
Savourant sa vie en dents de scie, désireux d'expérimenter
Son conte de trois villes : Londres, Le Caire, Khartoum.
Je n'ai pas pu le capturer ; il s'était déplacé du milieu.
Le tableau était décentré, comme il l'aimait.
La toile était asymétrique et il riait.
Il se pavanait sur les marges de la toile,
Riant, dansant, écoutant du jazz tout du long :
"Joue encore Lee Wiley, Sondra."
Et puis le sujet/objet a disparu.
Ce qui restait était une éclaboussure de couleur,
De nombreuses couleurs s'affrontant dans une fête de l'amour,
Formant un cercle hypnotique qui n'était pas un cercle.
Sondra Hale, poème : Man in the Painting - for Hussein, one last time..., 2005
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Flowers of the Nile: Masters of Sudanese and Egyptian Art
Yellows to set off the black of the funeral procession!
Bright splashes of orange, pea greens and reds.
He sat in the middle,
Wearing the damur dervish clothing he liked to wear on casual occasions,
Laughing at himself, or with himself,
Or at my own clumsy attempts to paint a portrait of him,
A portrait of the artist as a young rebel,
An old sage, a frisky poet in love with art,
A tragic exile mourning his imprisoned homeland,
Savouring his jagged life, longing to experience
His tale of three cities: London, Cairo, Khartoum.
I could not capture him; he had moved from the middle.
The painting was off-centered, the way he liked it.
The canvas was asymmetrical and he laughed.
He pranced on the margins of the canvas,
Laughing, dancing, hearing jazz all along:
“Play Lee Wiley again, Sondra.”
And then the subject/object disappeared.
What remained was a splash of colour,
Many colours holding their own in a love fest,
Forming a mesmerizing circle that was not a circle.
Sondra Hale, poem: The Man in the Painting – for Hussein, one last time…, 2005

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