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Lot 7 - Rare buste d’impératrice (Ariane ?) en cristal, de roche taillé en ronde-bosse. [...]

Estimation : 35 000 € / 40 000 €

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Rare buste d’impératrice (Ariane ?) en cristal, de roche taillé en ronde-bosse. Visage aux, traits réguliers avec grands yeux aux pupilles, creusées, nez droit, menton aigu et cou épais, coiffre élaborée formant des godrons tout, autour du visage sur laquelle est posé un, diadème cranté ; oreilles percées retenant une, chute de perles ; cou entouré d’un double collier, de perles ; base avec sorte de piédouche ; dessous, gravé d’un T. Fin polissage du visage et du cou, afi d’accentuer le contraste entre le rendu de la, peau et de la coiffre.
Art byzantin, Constantinople, vers 500, H 5 cm, Présenté avec la base s’encastrant sur une, colonnette en ébène
(petites égrenures à la base, lettre grecque, thêta gravée à une époque postérieure, cassure, recollée au socle)
Provenance : Ancienne collection Comte Grégoire, Stroganoff Rome, Vendu à la maison Sangiorgi, antiquaires à Rome, vers 1923-24, Collection privée, Allemagne, Ce buste a appartenu à la prestigieuse collection d’art du Comte Stroganoff Cette collection protéiforme, a été constituée entre 1884 et 1910, année du décès du Comte. Elle comprenait un nombre considérable, d’œuvres de toutes sortes, sculptures, tableaux de maîtres du XVe jusqu’au XVIIIe siècle, objets d’art à partir, du 2e millénaire avant J.C.
correspondant à l’éclectisme des grandes collections de l’époque. Après la mort, de Stroganoff toutes ces œuvres furent dispersées en plusieurs étapes, à l’occasion de ventes aux enchères, en dons à des musées, notamment à l’Hermitage, ou cédées à des grands antiquaires italiens. La maison, Sangiorgi de Rome a été ainsi l’acheteuse la plus assidue des objets Stroganof et en particulier c’est elle qui, s’est portée acquéreuse de ce buste en cristal de roche. La collection d’objets byzantins du Comte passait pour, être particulièrement riche, celle des ivoires était considérée ainsi comme la plus complète après celle du, Louvre ou du Vatican.
Ce buste présumé de l’Impératrice Ariane fait partie d’un petit nombre de bustes réalisés en pierre dure, datant de la fi de la période romaine aux premiers siècles de Byzance. Le British Museum a notamment, dans ses collections un buste de femme taillé dans un saphir (100/130 après J.C.) que l’on peut rapprocher de, celui-ci qui est cependant d’une facture plus raffie (fi. a et b). Le Musée de l’Hermitage possède également, un buste, celui-ci en Chalcédoine, représentant l’Empereur Julien du IV/Ve siècle après J.C. De la fi de, l’époque romaine – et d’un travail similaire – on connait plusieurs bagues en cristal de roche comme celle, provenant de Saint-Remy-de-Provence ou une autre dans les collections du Kunsthistorisches Museum, de Vienne (fi. c)
portrait de Marciana, sœur de l’Empereur Trajan, toutes deux romaines, mais aussi une, bague du IVe siècle faisant partie de la collection Byzantine du Dumbarton Oaks Museum de WashingtonCette tête en cristal de roche, avec sa couronne dentelée évoquant un diadème de perles, ses boucles d’oreilles en chutes de grosses gemmes rondes et son double collier, renvoie à, la mode des impératrices byzantines des V et VIe siècle. Elle évoque les portraits d’Ariane, ou de Théodora tels que nous le montrent, pour la première, la plaque en ivoire du, Kunsthistorisches Museum de Vienne et, pour la seconde, les mosaïques de Ravenne
(fi. e et f). Le travail de l’artiste, simple et raffi à la fois, ainsi que les traits du visage, font penser aux portraits constantinopolitains de la première période : coiffre en, «godrons», grands yeux ouverts, pupilles bien creusées, paupières inférieures soulignées, petite bouche aux lèvres serrées et menton aigu. Le thêta grec d’un tracé malhabile semble, avoir été gravé sous le socle bien après, vraisemblablement au XIXe siècle, avec la volonté, de rattacher cette tête à l’impératrice Théodora en rapport avec les célèbres mosaïques, de San Vitale de Ravenne. La parenté avec la tête de l’Ariane de Florence du musée, du Bargello permettrait de voir dans ce rare cristal de roche de l’ancienne collection, Stroganof davantage le portrait de cette impératrice byzantine (vers 457-515)
file de, Léon 1er, empereur d’Orient, dont il subsiste d’ailleurs le plus de portraits (fi. g). Le petit, piédouche de la base permettait d’enchâsser cette sculpture dans un support, peut-être, constituait-elle ainsi la partie sommitale d’un sceptre.
Ouvrages consultés : A. Banck, Byzantine Art in the collections of the USSR, LéningradMoscou, 1966 ; Exposition Paris, “Byzance – L’art byzantin dans les collections publiques, françaises”, Musée du Louvre, 3 novembre 1992 – 1er février 1993, cat. ; F. Cogliandro, “Vicende collezionistiche dei dipinti italiani dal XIII al XVI secolo della Collezione d’arte, di Gregori Sergeevi Stroganoff dans Rivista della scuola di specializzazione in beni storicoartistici dell’universita di Bologna, 2013, 1, pp.73-85.

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Thème : Sculptures Ajouter ce thème à mes alertes